jeudi 7 juillet 2011

Mon corps

La petite Rouge,
S'immisce sur la Grande Bleue,

Sans arrêt, ça bouge,
mais on ne pourrait vivre mieux,

La petite Rouge,
a peur de tout ce qu'est la Bleue,

Elle rit et parle fort,
sans toutefois arrêter son jeu,

La petite Rouge,
aimerait tant connaître Dieu,
mais ce qu'elle sait déjà,
c'est que Dieu est bien Bleue.

mercredi 9 mars 2011

Capitaine Malaussène.

Ce matin, dans le métro, j'ai terminé le troisième et dernier tome des Malaussène. La petite marchande de prose. Je me suis surpris à sourire bêtement (et mon voisin aussi) durant les dernières lignes qui me séparaient du post-scriptum. C'était beau cette série. Benjamin, Clara, Thérèse, Jérémy, Le Petit, Julius, Verdun, Julie... C'est peut-être étrange, mais ils vont me manquer. On s'attache à ces petites bêtes-là. Ils ponctuent nos moments d'égarement, intègrent leur image à notre mémoire. Ils nous poussent à voir loin à travers les mots. Pennac est un génie.

L'hiver me purge. Elle me rend agressif, même, je crois. La neige, c'est out depuis au moins deux semaines. Faudrait que la saison comprenne. Il me reste deux jours avant de pouvoir crier haut et fort que je suis en relâche. Spring Break, tsé. J'ai excessivement hâte d'être un cancre. De ramper pour sortir de mon lit pour manger, puis de ramper à nouveau pour m'y recoucher. Rien faire d'autre. 2 ou 3 beuveries okay, okay. Mais rien d'autre. De l'air, du sommeil, un peu d'entraînement, ok. Mais pas plus que deux heures pas jour! Faut savoir se calmer un moment donné.

Malgré le linge sale qui s'accumule, les dettes qui grossissent et les dates qui constituent en elles-même un malaise de calibre mondial, je suis heureux. 2011 est vraiment une année de prises de conscience et d'épanouissement. Vraiment. C'est une chose de vivre avec les autres. C'en est une autre de vivre avec soi-même. Pis c'correct. On tombe, on essuie un peu la poussière qu'on a sur le corps et on recommence.

lundi 7 février 2011

Carla.

Je carbures à l'énergie du désespoir, c'est fou.
Je force chaque pied à dépasser l'autre. Si je pouvais seulement éliminer cette fatigue. Le moral y est, c'est le corps qui n'en peut plus.

J'ai la tête comme un trou de sable et mon ventre s'y perd. En petite boule. Tout croche.

Donnez-moi une clope.

mercredi 2 février 2011

Perdre un cil

Les tiroirs sont ouverts et les vêtements, éparpillés. Il fait froid et je suis fatigué. Demain, je danse et je vais faire le ménage. J'm'ennuie aussi. Des amis un peu éparpillés partout, aussi.

J'aimerais être un amoureux foudroyé, transpercé par une flèche et bouillonner de désir, d'amour, de tendresse. Le sommeil serait tellement plus invitant. Le réveil, tellement plus attendu.

Un cil s'est fixé à mon doigt quand j'ai frotté mes yeux. Je colle mes indexes ensemble: gauche c'est pour bientôt, droite je devrai encore attendre. Je les décolle et

samedi 29 janvier 2011

Ouch.

J'avais raison.

C'était mon tour. D'être surpris. De se laisser aller sans se poser de questions. D'être encore surpris et de sourire sans trop savoir pourquoi. D'être heureux par une simplicité tout simplement inattendue. Découvrir un nouveau toucher. Des nouvelles caresses. De redécouvrir le visage de la tendresse, des baisers qui se multiplient sans sembler avoir une fin. De s'endormir et de se réveiller dans un nuage, peu importe l'heure où le lieu. De se trouver beaux. Que les gens nous trouvent beaux. Que ça marche sans qu'on force quoi que ce soit. Que ce soit officiel au début de la nouvelle année, pour marquer le renouveau. Juste. Être. Bien.

C'était avant les doutes. Avant les questions. Avant la voix incertaine au bout du fil. Avant les jours sans aucune de tes nouvelles. Sans retour à mes appels. Sans sourire forcé. Sans le dernier baiser, froid et rapide dans une situation tout à fait absurde. Au karaoké. 4 jours. 4 jours sans nouvelles de toi et puis tu arrives et me souhaite la bienvenue de tes lèvres froides, nerveuses. Je savais déjà que c'était fini quand tu m'as faiblement sourit à ton arrivé, les nerfs comme une auréole autour de toi. On fume une clope. On jase de ridicule. La dernière bouffée, le Jugement. C'est fini? Ok. Pourquoi? Ok. Rien vraiment de plus, du bla bla, de la dentelle pour couvrir le malaise pour toi, la douleur pour moi.

C'est drôle, j'pense encore à toi, un peu. Surtout le soir. Quand y'a plus rien pour me préoccuper, me divertir, me tenir à l'écart de tout c'qui pourrait m'empêcher de penser à toi. J'pense à quel point j'me plaisais de trouver tellement facile d'être moi-même avec toi. De m'ouvrir comme ça, sans avoir peur de rien.

J'redeviens peu à peu plus certain de qui j'suis, maintenant, moi, en 2011. La vingtaine qui approche, seigneur. J'm'épanouis. Je me sens bien. J'ai envie d'être là, de profiter de toutes les richesses que la vie m'apporte. De prendre soin de moi pis de ceux que j'aime. De m'aimer et d'être pleinement capable d'aimer. J'pense c'est ça qui est beau dans tout ça. C'est qu'après toi, je sais que je vais aimer. Parce que peu importe la douleur d'une rupture, jamais ça ne va l'emporter sur tout le bonheur que j'ai vécu avant. Pis qu'en voyant ça comme ça, tellement beau, j'veux plus m'empêcher de tomber en amour. Jamais. Ça vaut la peine.

jeudi 4 novembre 2010

Échec et mat

C'est bientôt mon tour, je le sens.

J'ai un peu peur, comme d'habitude. Ça va sûrement encore rimer à rien. Une autre histoire style mi-chat mi-chien. Je frissonne encore pour les mêmes raisons: faire mal, avoir mal, devoir avoir the talk etc. J'crois pas l'avoir rencontré encore. Au moins, je sais amèrement que ce ne sera pas Nashville. Ça me tire un peu les tissus du coeur, mais ça va. Si seulement il n'avait pas [encore] été parfait. J'me dis que c'est la difficulté qui rend ça parfait. Quand y'a pas de défi, y'a pas de plaisir. C'est tout simplement moins intéressant. Quand on sait qu'on peut avoir quelque chose sans effort... C'est complètement idiot, je sais. Mais ils sont fait comme ça et je n'échappe pas à la règle. Je ne suis pas l'exception, je suis la règle (merci He's Just Not That Into You).

J'ai récemment flushé l'entièreté de ma "liste de conquêtes passées" pour recommencer à neuf, sur des nouvelles bases (blog à thématique de renouveau, quand tu nous tiens). En gros parce que j'étais tanné de retourner toujours vers les mêmes gens... en petit parce que le 3/4 ne retournaient plus mes appels. Mais bon, ce qui compte, c'est de vouloir changer d'air, peu importe les raisons et je tiens mordicus à être bien, à m'épanouir en tant que jeune adulte et ce, dans les plus brefs délais!

Demain je rencontre mes profs (moment dramatique) et je vais dîner avec mon frère (moment touchant). Je vais aussi prendre un café avec un garçon (moment malaise?) et je vais travailler (moment routinier). Je vais aussi retrouver Chouchoune (moment nostalgie) et sûrement boire à en rouler sous la table (moment d'ivresse). Bref, mes vendredis, c'est des journées moments, j'ai décidé ça. Alors tenez-vous bien, Capitaine arrive demain!

mardi 2 novembre 2010

Courtepointe

Ce soir, c'était l'euphorie des sons. Je sentais tous mes os et l'agrume, l'orange qu'on a pas volé, goûtait la blanche. C'était beau, je dirais. La musique qui nourrissait et contrôlait ma colonne vertébrale. Mais c'était surtout les sons. Les bruits. Les rires, les cris.

C'était un beau melting pot de gens qui, a leur manière distincte, étaient beaux eux-aussi.
Ça sentait le houblon, les clopes et les hormones. Ça sentait bon. Ça sentait un peu sale. Pas trop, juste assez. Juste assez pour dire oui et tout foutre en l'air le temps d'une soirée. Ne-plus-penser. Respirer. Vivre. Inhaler.

Ce soir, c'était l'euphorie des sons et je m'en ennuyais.