samedi 29 janvier 2011

Ouch.

J'avais raison.

C'était mon tour. D'être surpris. De se laisser aller sans se poser de questions. D'être encore surpris et de sourire sans trop savoir pourquoi. D'être heureux par une simplicité tout simplement inattendue. Découvrir un nouveau toucher. Des nouvelles caresses. De redécouvrir le visage de la tendresse, des baisers qui se multiplient sans sembler avoir une fin. De s'endormir et de se réveiller dans un nuage, peu importe l'heure où le lieu. De se trouver beaux. Que les gens nous trouvent beaux. Que ça marche sans qu'on force quoi que ce soit. Que ce soit officiel au début de la nouvelle année, pour marquer le renouveau. Juste. Être. Bien.

C'était avant les doutes. Avant les questions. Avant la voix incertaine au bout du fil. Avant les jours sans aucune de tes nouvelles. Sans retour à mes appels. Sans sourire forcé. Sans le dernier baiser, froid et rapide dans une situation tout à fait absurde. Au karaoké. 4 jours. 4 jours sans nouvelles de toi et puis tu arrives et me souhaite la bienvenue de tes lèvres froides, nerveuses. Je savais déjà que c'était fini quand tu m'as faiblement sourit à ton arrivé, les nerfs comme une auréole autour de toi. On fume une clope. On jase de ridicule. La dernière bouffée, le Jugement. C'est fini? Ok. Pourquoi? Ok. Rien vraiment de plus, du bla bla, de la dentelle pour couvrir le malaise pour toi, la douleur pour moi.

C'est drôle, j'pense encore à toi, un peu. Surtout le soir. Quand y'a plus rien pour me préoccuper, me divertir, me tenir à l'écart de tout c'qui pourrait m'empêcher de penser à toi. J'pense à quel point j'me plaisais de trouver tellement facile d'être moi-même avec toi. De m'ouvrir comme ça, sans avoir peur de rien.

J'redeviens peu à peu plus certain de qui j'suis, maintenant, moi, en 2011. La vingtaine qui approche, seigneur. J'm'épanouis. Je me sens bien. J'ai envie d'être là, de profiter de toutes les richesses que la vie m'apporte. De prendre soin de moi pis de ceux que j'aime. De m'aimer et d'être pleinement capable d'aimer. J'pense c'est ça qui est beau dans tout ça. C'est qu'après toi, je sais que je vais aimer. Parce que peu importe la douleur d'une rupture, jamais ça ne va l'emporter sur tout le bonheur que j'ai vécu avant. Pis qu'en voyant ça comme ça, tellement beau, j'veux plus m'empêcher de tomber en amour. Jamais. Ça vaut la peine.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire